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IA : Les métiers du livre sous tension

L’IA AU SERVICE DU LIVRE :

PROMESSES & ENJEUX

Arnaud Robert, Secrétaire Général Hachette Livre, et Président de la SOFIA (Société française des intérêts des auteurs de l’écrit) était au festival Le Livre à Metz. Quid de  l’intelligence artificielle dans le milieu de l’édition ? Quelles sont les menaces et les opportunités liées à l’IA ? A ses côtés, l’auteur et illustrateur, Frédéric Maupomé et la Fondatrice de AskMona, Marion Carré, ont partagé au public leurs visions, parfois contraires.

Par Estelle GUEÏ

 

 

Le Président de la SOFIA et Secrétaire Général Groupe Comex (Hachette Livre), Arnaud Robert, et l’Auteur et Illustrateur, Frédéric Maupomé

 

 101.600 auteurs en France face à l’IA 

Alors que 101.600 auteurs existent en France selon la Société des gens de lettres (SGDL), et que ces écrivains font la particularité et renommée de notre pays, les sociétés productrices d’IA comme Microsoft, Google, Amazon, People.ai, Tesla, IBM, DataRobot, Alibaba Cloud, alimentent les modèles d’IA avec toutes ces données originales (le Machine Learning).

Dans cette guerre à la data (données), des voix s’élèvent. Notamment celles des créateurs de contenus, des artistes et des éditeurs. Ces derniers réclament plus de transparence, d’éthique et de respect pour leur travail de création auprès des géants du numérique. Refusant de leur répondre, les romanciers, les réalisateurs, artistes, scénaristes et éditeurs s’organisent pour que leurs droits soient respectés.

 

 

En effet, car si les IA ne deviennent pas obsolètes, c’est grâce aux données fournies à partir du cerveau humain, puisqu’elles se construisent grâce à de la matière grise préexistante, et partagée sur le web. Le cerveau humain est donc à la base du pouvoir de la machine et non l’inverse.

Dans cette atmosphère de pillage massif international de milliards de données, et de créations artistiques, 3 protagonistes du secteur de l’édition se sont réunis à l’Hôtel de Ville de Metz, dans le cadre du festival Le Livre à Metz. Arnaud ROBERT, Président de la SOFIA et Secrétaire Général Groupe Comex (Hachette Livre), Marion CARRÉ, Auteure et Fondatrice de AskMona et Frédéric MAUPOMÉ, Auteur et Illustrateur, partagent leurs observations, inquiétudes, espoirs, préconisations et visions. A les écouter un futur se dessine où l’homme devra coexister, cohabiter avec la machine au quotidien. Mais à quel prix, dans quelles conditions et pour en faire quels usages ?

 

La fondatrice de MonaAsk et auteure, Marion Carré

 

 

L’écosystème de l’IA 

Progressivement, l’usage de l’IA s’impose dans la population internationale. Cependant, comme nous le rappelle Arnaud ROBERT, Président de la SOFIA, il est essentiel que nous soyons conscients, en tant que citoyen, que l’instantanéité de Chat-GPT peut être un piège car derrière l’intelligence artificielle générative, nous nourrissons un écosystème encore plus polluant et énergivore.

En effet, d’après l’Agence internationale de l’énergie, les interactions avec des IA comme ChatGPT, pourraient consommer 10 fois plus d’électricité qu’une recherche Google classique. Un paradoxe à l’heure où la promotion de la sobriété et l’empreinte carbone, représentent les enjeux climatiques de demain.

Avec humour, Arnaud ROBERT nous confie utiliser parfois tout simplement Google, plutôt que ChatGPT. Notamment lorsqu’il a besoin d’effectuer une recherche basique, car il garde en tête non seulement le « coup de la facture énergétique pour la planète », mais aussi le temps perdu à formuler son prompt

 

Un nouveau langage et métier sont apparus : l’art de prompter !

 

Un exemple cocasse, qui rappelle celui de l’usage de la voiture pour acheter une baguette de pain à la boulangerie, se trouvant à 8 mn à pied de son habitation, contre le choix de s’y rendre à vélo, à pied ou en trottinette. Le temps perdu à se garer et l’essence utilisée pour une si courte distance seraient contre-productifs…Entre l’essence et les tonnes de litres d’eau pour refroidir les serveurs de ChatGPT, le choix incite à la conscience écologique. Il en va de la survie de notre espèce et de la planète.

C’est dans ce contexte que brièvement, l’experte en intelligence générative, Marion CARRÉ, Fondatrice de la start-up AskMona et auteure, utilise l’image d’une pyramide pour vulgariser l’écosystème de l’IA.  En 5 points simples, Marion CARRÉ brosse l’ensemble de la base de la chaîne de données, où se situent les contenus des créateurs :

 

  1. Les grands modèles d’IA = Mistral IA, Open AI, Google, Microsoft, etc
  1. Hardware = serveurs à refroidir, câbles, traitement des données… 
  1. Cloud = Accès des images et textes générés par l’IA accessibles à distance et à volonté, grâce aux fournisseurs types Amazone, Google, Apple…
  1. Grand Public = consommateurs finaux
  1. Créateurs de Contenus = artistes, peintres, auteurs, youtubeurs, réalisateurs, éditeurs, médias, etc

On constate factuellement que ces créateurs qui sont à la base de l’entraînement des IA génératives sont malheureusement plagiés à grande échelle et de façon systématique par les producteurs d’IA.  Ce qui signifie que progressivement le créateur de contenu, donc l’homme, est remplacé progressivement par la machine. Un constat partagé par l’auteur et illustrateur, Frédéric MAUPOMÉ, qui en convient : « L’homme est relégué l’arrière-plan » 

Son acolyte, Arnaud ROBERT abonde : « Regardez l’écosystème d’Amazon par exemple. Il est pollué par les livres rédigés mécaniquement par des IA, qui en plus ont recours à des bots pour inonder Amazon de recommandations de lectures et de faux commentaires ! Donc l’homme est encore une fois effacé progressivement. »  L’illustrateur de la BD L’onde nous alerte sur le fait que sur Adobe seulement 6 % des photos publiées sur le thème « tiny house » sont réalisées par l’homme. Les 94 % d’images restantes sont produites par l’IA.

 

Album de BD réalisé par l’auteur et réalisateur, Frédéric Maupomé

 

Alors quelle est la valeur humaine si celle-ci est invisibilisée par la machine ?  Lutterait-on à armes inégales puisque les IA produisent en masse, H 24 et 7/7, sans grève, quasiment à l’infini, avec une qualité créative de plus en plus rapide, et parfois même meilleure que celle de l’homme ?

Autant de questions existentielles liées aux intelligences artificielles, qui nous assaillent en tant que créateurs de contenus, journalistes ou écrivains.

Aujourd’hui, les auteurs vivent un véritable calvaire, voire enfer, selon le Directeur juridique d’Hachette, Arnaud ROBERT, pour valoriser leurs créations intellectuelles originales, pourtant produites par leur intelligence naturelle. Concurrencés par la machine, les auteurs sont confrontés à des enjeux de valorisation pour sauver leur travail. 

 

« Aujourd’hui les auteurs sont confrontés à des enjeux de valorisation pour sauver leur travail » selon Arnaud Robert

 

Quels sont les autres enjeux ?  

Selon Elon Musk, Chat GPT serait trop de gauche. Par conséquent, le milliardaire américain a créé son propre robot conversationnel Grok, via sa société xAI. Par conséquent la question du biais cognitif se pose car l’IA génère des données fournies à partir de savoirs humains déjà existants parfois racistes ou misogynes. Aussi quelles sont ces sources ? « Qui décide derrière la machine ? » comme s’interroge Arnaud ROBERT, le Président de la SOFIA.

 

Selon Elon Musk, Chat GPT serait trop de gauche. Par conséquent, le milliardaire américain a créé son propre robot conversationnel Grok, via sa société xAI.

 

En effet, le risque de politisation de l’IA est bien réel, celle-ci peut être instrumentalisée par une poignée de milliardaires pour véhiculer leurs idées, valeurs, dogmes, auprès des utilisateurs d’IA génératives.

Arnaud ROBERT nous met en garde sur le fait qu’une poignée de personnes ont le pouvoir de décider ce qui est bon ou pas, ce qui est vrai ou pas, ce qui est beau ou laid, etc…Donc progressivement l’humain délègue sa propre réflexion, ses sentiments, ses émotions, son analyse, son sens critique, jusqu’à sa propre créativité…à une machine.

 

Quels sont les risques pour l’humain et l’importance de comprendre l’usage de l’IA ? 

Utilisée au niveau individuel, l’IA nous rend meilleur(e). En revanche, collectivement on constate une perte d’originalité avec une volonté accentuée de « rentrer dans le moule », comme nous l’explique Arnaud ROBERT. Ainsi, lors d’ateliers d’écriture, il a eu la désagréable surprise de découvrir que les textes des écrivains en herbe se ressemblent tous.

 

Tout part du cerveau humain, l’idée précède le faire. Donc, c’est une gymnastique intellectuelle purement humaine !

 

De plus, aujourd’hui nous parlons une nouvelle langue : celle de l’IA. On apprend à prompter pour parler à la machine et lui transmettre nos requêtes.

Cependant il est important d’avoir en tête que l’IA peut :

  • Pousser à la consommation excessive
  • Standardiser des contenus
  • Manquer de diversité
  • Appauvrir la culture
  • Valoriser les cultures dominantes du type anglo-saxonne par exemple
  • Diffuser des contenus orientés
  • Invisibiliser des cultures

 

L’IA produit des miracles notamment dans le domaine de la médecine, de la recherche et du traitement des masses de données en un temps reccord

 

 

Comment les médias et les maisons d’édition essayent de dealer avec les producteurs d’IA ?

Bien que OpenAI perde des milliards de dollars malgré ses 500 millions d’utilisateurs hebdomadaires, le but du créateur de ChatGPT, Sam Altman, est d’inonder le marché de sa technologie et de valoriser sa structure. Valorisée à 300 milliards de dollars, OpenAI, vient d’opérer une levée de fonds de 40 milliards de dollars (37 milliards d’euros). Soit un doublement par rapport à son dernier tour de table réalisé en octobre 2024, à hauteur de 6,6 milliards.

« On passe de la guerre du feu à la guerre des étoiles » selon le Président de la SOFIA, Arnaud ROBERT.

 

Celui-ci dénonce en outre la grande opacité sur les enjeux écologiques. Dans ce climat incertain, les auteurs, producteurs et créateurs demandent plus de transparence : « On veut savoir ce qui se passe dans la boîte ! » 

Leurs requêtes jusqu’à maintenant auprès des géants de l’intelligence artificielle sont restées lettres mortes….

Cependant, quelques audacieux médias et maisons d’édition comme Le Monde ou HarperCollins, ont réussi à passer des « deals » (source Emarketers). Par exemple, la maison d’édition anglo-américaine fondée en 1817, a signé une licence IA pour utiliser les œuvres non fictionnelles de ses auteurs avec Microsoft, en novembre 2024. Le but ? Que l’IA s’entraîne et renouvelle son offre de créations artificielles.

L’accord de 3 ans rémunère chaque auteur et l’éditeur HarperCollins, 5 000 $ par titre de livre, réparti entre les deux, soit 2 500 $.

Le prix à payer pour fournir de quoi nourrir la bête…

 

Face aux créations excessives de l’IA, parfois les artistes peuvent se sentir inutiles, démotivés et inquiets. Le thème de la conférence apporte justement un regard croisé sur l’usage de l’IA et la préciosité du génie humain

 

En France, les éditeurs bataillent encore pour essayer de vendre leurs catalogues auprès des géants de l’informatique, pour que les IA puissent s’entraîner en permanence avec du « matériau noble », produit par l’esprit humain, et donc de meilleure qualité. Seulement les deals sont encore rares dans l’hexagone. Nombre de créations sont pillées, sans aucune forme de rémunération.

Car les résultats produits par l’IA son standardisés, homogénéisés, donc à force de produire du volume les utilisateurs toujours plus exigeants en matière de consommation, constatent une uniformisation, un manque d’originalité à la longue. 

Un rapport de force est donc possible entre les géants de l’IA et les créateurs de contenus afin qu’ils soient rémunérés, et que leur travail soit reconnu.

Par exemple, un auteur s’est vu proposé la somme de 10K€ pour rédiger une nouvelle afin que l’IA puisse s’entraîner sur un nouveau contenu de qualité.

 

Quelles sont les pistes pour le futur ?

Certains auteurs, pour contrer la machine, apposent des filtres sur leurs couvertures de livres ou photos avant de les publier sur les réseaux sociaux et sur le web. Seulement, bien qu’imperceptible, le rendu n’incite pas forcément les acheteurs à choisir leurs livres comme l’admet l’illustrateur et auteur, adepte de cette méthode, Frédéric MAUPOMÉ.

Du côté d’Arnaud ROBERT, celui-ci table sur une montée en gamme de l’IA, avec des contenus de plus en plus sophistiqués, pour répondre à la demande de plus en plus croissante du public.

D’autres entrent en résistance, comme ces parents qui refusent de lire à leurs enfants des livres rédigés par une intelligence artificielle, par éthique et souci d’authenticité. L’auteur et illustrateur, Frédéric MAUPOMÉ, explique que pour lui « avoir recours à la lecture d’un livre écrit par une IA serait une hérésie ».

 

Lire un lire écrit par la main humaine, et non par l’IA, est un rituel sacré à préserver pour les parents

 

Dans le même état d’esprit, Frédéric MAUPOMÉ, fustige la presse qui aurait des responsabilités vis-à-vis de ses lecteurs lorsqu’ils vantent les prouesses de l’IA en mode : « Nous avons demandé à Mistral AI de nous dessiner Donald Trump avec tel costume » ou encore : « Nous avons demandé à Chat-GPT de rédiger notre édito… ».

La notion de responsabilité individuelle est centrale pour préserver la valeur du travail humain, son utilité et sa place dans la société.

Car certains métiers sont en voie de disparition. Notamment chez les traducteurs ou doubleurs de voix. A titre d’exemple, Frédéric MAUPOMÉ nous confie le cas de son fils étudiant, qui a dû renoncer à des études à la fac d’anglais, pour se tourner vers une autre filière, plus propice à déboucher sur un emploi.

On sent dans la voix de ce père de famille toulousain, de l’amertume, teintée d’inquiétude et un sentiment de désarroi face à l’IA.

A ses côtés, sa consœur Marion CARRÉ semble plus optimiste. Son discours positif insiste sur l’usage de l’IA et la pertinence de ses champs d’applications, notamment dans le domaine de la culture. Elle nous explique alors avoir mis en place via sa société ASK MONA un partenariat avec de nombreux musées, comme le centre Pompidou, pour permettre aux visiteurs d’interagir avec les œuvres qu’ils admirent grâce à l’IA générative. Le public peut ainsi poser des questions à l’œuvre soit par écrit ou par oral, pour acquérir de nouvelles connaissances de façon interactive et ludique.

 

Trouver sa place dans un monde de plus en plus uniformisé, artificiel et aseptisé, sans pour autant être contre le progrès

 

Toujours dans cette dynamique positive(et pas seulement dans le domaine de la médecine)l’IA opère aussi des miracles pour l’apprentissage scolaire. Ainsi les enfants peuvent lire un livre physique et interagir avec une IA pour répondre à une question précise. L’enfant est alors redirigé vers la page adéquate.

D’autres usagers de l’IA l’utilisent aussi de manière contre-intuitive, pour savoir exactement ce qu’ils ne doivent pas produire dans le cadre de la création d’une couverture de livre par exemple.

Une façon de conserver son originalité dans cette jungle de contenus uniformisés.

Sans avoir peur de l’IA, Arnaud ROBERT nous incite à nous cultiver autour de l’IA pour l’utiliser avec intelligence et à bon escient, tout en préservant notre libre arbitre.

En effet, tenir une posture de compétition entre l’IA et l’Homme est tout à fait « absurde » selon lui, précisant : « la compétition aujourd’hui est surtout d’ordre financier pour protéger le travail de création des créateurs ».

Quelles pistes pour protéger la place de l’humain dans la jungle de la junk-food-creation ?  

 

Quelles places pour les créateurs de contenus et éditeurs demain ?

 

Le Président de la SOFIA, Arnaud ROBERT, suggère la création d’un Label Qualité certifiant la provenance, la transparence et la qualité de la production artistique réalisée par la main de l’homme. Cela permettrait à la fois pour le créateur de se distinguer, de protéger son art, et d’apporter au consommateur un gage de transparence.

Loin d’être pessimistes, Marion CARRÉ et Arnaud ROBERT, vont encore plus loin dans leur raisonnement, en suggérant que les auteurs deviennent des sortes de performers, faisant vivre leurs œuvres de façon plus « vivante »Les incarnant sur scène tels des comédiens.

Seulement, comme le rappel l’auteur et illustrateur, Frédéric MAUPOMÉ, tous les écrivains n’ont pas vocation de se mettre en scène, de filmer leur processus d’écriture, d’improviser des sessions d’écriture, ou de se produire en direct tels des artistes de musique ou de publier sur Insta leur intimité.

 

Jean-Michel Jarre, artiste emblématique de la musique électronique, a partagé ses inquiétudes concernant l’impact croissant de l’intelligence artificielle sur l’industrie musicale.

Cependant à l’ère des réseaux sociaux, de l’intelligence artificielle, de la guerre de l’attention, il est évident que les métiers de l’édition doivent muter, pour survivre et trouver un modèle économique viable.

Avant de prendre congés, Arnaud ROBERT, Président de la SOFIA, m’explique : « vous comprenez pourquoi en tant qu’éditeur, les salons, les festivals du livre, comme celui de Metz ou d’ailleurs, sont essentiels pour nos écrivains ? Car il faut que nos auteurs rencontrent leur public pour faire vivre leurs livres et leur offrir des dédicaces en live. C’est ce que j’appelle le Geste ! Aller à la rencontre des lecteurs est aujourd’hui nécessaire. Nous ne devons plus nous cantonner à la création, mais aussi penser à l’aspect commercial, la promotion. Toute la chaîne autour du livre doit être repensée pour rester dans la course ! »

En effet, car comme le souligne l’ancien Ministre de l’Éducation nationale, Luc Ferry, dans son récent essai philosophique, IA Grand remplacement ou complémentarité ? (Éditions de l’Observatoire) « Jusqu’à preuve du contraire, l’IA ne peut pas faire ses lacets ! » 

 

Le dernier ouvrage de Luc Ferry tente de répondre aux questions de notre époque concernant notre coexistence avec les robots, AGI, Supers IA et IA génératives

 

Ce que je retiens de cette conférence passionnante, c’est que dans cette guerre de l’attention, il n’est plus question de comment pousser les personnes à lire des supports magazines, journaux et livres physiques ? Mais :

Comment inciter les internautes et les lecteurs à consommer 100 % humain ? 

 Nous ne sommes pas loin de l’idée d’un « Made in France », mais à l’échelle mondiale. 

Œuvrer pour la survie de l’intelligence naturelle, coopérant avec l’intelligence artificielle, dans un écosystème safe, inclusif, équitable, bienveillant et transparent. Vaste programme ou douce utopie ?

 

Le propre de l’homme est de s’interroger. « Tenir tête » (le thème du festival Le Livre à Metz), c’est aussi se questionner, comme le font les professionnels de l’édition et de la presse actuellement.

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